Lors du Conseil métropolitain du mois de septembre, Thomas Cazenave a choisi des mots particulièrement graves pour décrire la situation financière de Bordeaux Métropole.
La réalité décrite par les services de la Préfecture est pourtant bien différente du discours alarmiste martelé par Thomas Cazenave.
D’autre part le Président de Bordeaux Métropole en appelle à la « responsabilité collective » et demande à l’ensemble des groupes politiques de contribuer aux solutions qui devront être apportées.
Mais encore faut-il créer les conditions d’un débat sérieux et transparent.
Un récit écrit à l’avance, pour la presse
« Au bord du gouffre », « dos au mur », « plan de sauvetage » : avant même que les élus métropolitains aient eu accès aux conclusions de l’audit, le récit était déjà écrit.
C’est devant la presse, la veille du Conseil métropolitain, que Thomas Cazenave a choisi de présenter son diagnostic et d’installer publiquement l’idée d’une Métropole au bord de la rupture.
La responsabilité collective à sens unique
Désormais, Thomas Cazenave appelle chaque groupe politique à formuler ses propositions pour redresser les finances métropolitaines.
Mais à ce jour, les élus ne disposent toujours pas de l’audit sur lequel repose le « plan de sauvetage » annoncé par le Président.
« Nous ne pouvons pas être appelés à formuler des propositions d’économies sans disposer au préalable de l’ensemble des éléments qui fondent le diagnostic financier. »
Sylvie Cassou-Schotte, co-présidente du groupe Écologie & Solidarités
Nous prendrons part au travail sur la trajectoire financière de Bordeaux Métropole. Mais la responsabilité collective va dans les deux sens. Avant de demander à chacun de jouer collectif, commençons par mettre toutes les cartes sur la table.