Alors que le COI (Conseil d’Orientation des Infrastructures) a émis il y a quelques semaines un avis réservé sur ce projet et que son coût est passé de de 14 milliards à 28 milliards d’euros, Sébastien Lecornu a signé un protocole d’accord avec les collectivités concernés pour relancer le projet GPSO de lignes à grande vitesse vers Toulouse et Dax.

Loin de constituer un engagement décisif comme cela est annoncé, l’Etat ne prévoit un financement que pour les années 2026 et 2027.

De surcroit, face à l’explosion des coûts, l’Etat envisage désormais un partenariat public privé (PPP), ce qui traduit l’incapacité des pouvoirs publics à boucler ce dossier et laisse présager d’une facture encore plus lourde pour les finances publiques.

Nous regrettons l’insistance de l’Etat et de certaines collectivités, dont le nouvel exécutif de Bordeaux Métropole, à soutenir ce dossier alors qu’il existe une alternative moins couteuse et que de nombreux investissements sont nécessaires à l’échelle métropolitaine et dans les bassins de vie environnants pour sortir du tout voiture, dont la crise énergétique démontre les répercussions économiques et sociales.

Nous proposons le financement de la rénovation des lignes afin de permettre la circulation des trains du quotidien et ainsi de préserver nos finances publiques, de proposer des arrêts en gare au plus près des habitants et d’éviter le saccage de la biodiversité sur les parcelles traversées.