Lors du Conseil de métropole du mois de mai 2026, nous avons demandé à Thomas Cazenave de se saisir de l’enjeu des nuisances sonores liées aux vols de nuit et de déposer une contribution à la consultation publique organisée par la préfecture de la Gironde. 

Il y a encore quelques semaines, la Métropole était absente de ce débat. Aujourd’hui, elle s’apprête à déposer un avis défavorable au projet d’arrêté préfectoral. C’est une première avancée importante que nous avons contribué à obtenir. 

« Plus de 90 000 habitants impactés par les nuisances sonores, c’est plus de 10% de la population métropolitaine, et le nombre de vols de nuit est en constante augmentation. C’est un enjeu de santé publique à part entière, sur lequel Bordeaux Métropole ne pouvait pas rester silencieuse. » 

Sylvie Cassou-Schotte, co-présidente du groupe Écologie & Solidarités 

Notre mobilisation a permis la création d’un groupe de travail sur les vols de nuit. À l’unanimité, ce groupe de travail réunissant les différentes forces politiques de Bordeaux Métropole a rappelé que ce projet d’arrêté proposé par la préfecture est insuffisant et seule une restriction plus ambitieuse des vols de nuit permettra de protéger efficacement les habitants. 

Cette nécessité apparaît d’autant plus forte que les aéroports de Nantes-Atlantique et de Toulouse-Blagnac ont désormais engagé des restrictions significatives sur les vols de nuit, appelant à une harmonisation des mesures de restriction entre aéroports. 

Mais alors que Bordeaux Métropole s’apprête à reconnaître officiellement l’insuffisance du projet préfectoral, elle refuse toujours d’en tirer les conséquences. 

« Bordeaux Métropole franchit une étape importante en reconnaissant que le projet d’arrêté ne répond pas aux enjeux de santé publique identifiés. Mais elle s’arrête au milieu du gué en refusant de soutenir la seule mesure dont chacun reconnaît aujourd’hui l’efficacité : un couvre-feu a minima entre 23h et 6h. C’est d’autant plus difficile à comprendre que cette proposition faisait l’objet d’un très large accord au sein de notre groupe de travail. » 

Laure Curvale, conseillère municipale de Pessac et conseillère métropolitaine, membre du groupe de travail sur les vols de nuit 

Lors du Conseil de métropole qui se tiendra ce vendredi, chaque groupe politique devra se prononcer clairement : considère-t-il oui ou non que la protection de la santé des habitants justifie l’instauration d’un couvre-feu sur les vols de nuit ? 

Alors que l’étude d’impact avait pour objectif de réduire significativement ces nuisances, sans mesures de couvre-feu, le scénario proposé ne diminuera que de 6% la part de la population affectée par de fortes perturbations du sommeil. 

Or on ne peut pas reconnaître l’insuffisance du projet préfectoral tout en refusant de défendre une alternative crédible. 

« Depuis plusieurs mois, les habitants et les associations se mobilisent massivement pour obtenir une meilleure protection contre les nuisances sonores. Plus de 700 contributions ont déjà été déposées. Face à cette mobilisation inédite, Bordeaux Métropole ne peut pas se contenter d’un simple avis défavorable. Elle doit porter une proposition à la hauteur des attentes exprimées : l’instauration d’un couvre-feu sur les vols de nuit. Bordeaux ne peut rester l’un des seuls grands aéroports régionaux à ne pas mettre en place de véritable protection contre les nuisances nocturnes. » 

Sylvie Cassou-Schotte 

En cohérence avec l’enjeu de santé publique et la forte mobilisation citoyenne et associative observée durant la consultation publique, nous déposerons un amendement en séance demandant l’instauration d’un couvre-feu des vols de nuit entre 23h et 6h.